Elle s’est tenue du 16 au 25 juin 2004 à Paris. Les
enseignements sont dispensés en langue anglaise.
L’objectif principal de l’École est de favoriser l’enseignement de la
myologie pour nos collègues étrangers ou des DOM-TOM qui, pour des raisons de
langue ou de disponibilité, ne peuvent suivre l’enseignement complet dispensé à
l’Institut pendant l’année universitaire (cf. DIU de myologie). Cet événement
est aussi de nature à renforcer nos collaborations avec des pays tiers dans le
cadre de projets de recherche conjoints, ou à alimenter le vivier des myologues
susceptibles de venir un jour comme résident ou chercheur associé à
l’Institut.
Pas moins de 15 nationalités différentes étaient
représentées parmi les 25 étudiants inscrits cette année, dont une grande
majorité de neurologues ou neuropédiatres. On notera avec intérêt l’arrivée de
quelques médecins et kinésithérapeutes issus du monde de la rééducation, preuve
en est que les maladies neuromusculaires les concernent aussi, en France comme à
l’étranger. Le cru 2004 avait à l’évidence un fort parfum « latino » avec un
pourcentage important d’étudiants provenant d’Espagne, des Grandes Antilles et
d’Amérique du Sud. À se demander s’il ne faudrait pas prévoir un jour une
« Escuela de Verano de Miologia» entièrement dans la langue de Cervantès !
L’autre tendance est la pérennisation de liens privilégiés avec deux pays
géographiquement proches, l’Iran et l’Inde. Nos étudiants indiens (trois cette
année) apportent, de part leurs codes vestimentaire et al.imentaire, une touche
originale et colorée à l’École, mais doivent aussi nous inciter à faire mieux en
matière de restauration collective et d’alimentation végétarienne.
Au cours de ce séminaire, les 36 orateurs (parmi lesquels
cinq venaient de l’étranger) ont dispensé quelque 50 heures de
cours, dont 15 sous forme d’ateliers pratiques. Le contenu très riche
des enseignements et l’enthousiasme des participants ont permis de dresser un
bilan très positif de cette septième manifestation.
On retiendra tout particulièrement cette année les deux prestations du
Dr. Alberto Rosa, médecin généticien et
biochimiste d’origine argentine, en poste à l’université Spokane, dans
l’État de Washington (États-Unis). L’une était consacrée à la myopathie
facioscapulohumérale (FSHD) et l’autre à un travail très original sur une forme
rarissime de myopathie des ceintures (LGMD 1A). Alberto Rosa est un ancien élève
de l’École d’été (promotion 1998) qui a manifestement fait beaucoup de chemin et
nous pouvons en être fiers.
Un des messages délivrés aux étudiants est de valoriser au mieux
leurs observations cliniques et de s’allier avec des équipes
européennes de préférence, mais pas exclusivement, pour réaliser des
études en biologie moléculaire. Ainsi, chaque année, beaucoup d’entre eux, de
retour au pays, nous recontactent au bout de quelques mois pour nous faire part
de la détection de nouveaux cas de myopathies ou de neuropathies, dont certaines
extrêmement rares, charge à nous de les aiguiller ensuite vers les bonnes
équipes. De ce point de vue, la cuvée 2004 n’a pas dérogé à la règle et a
débouché sur de nombreux travaux et observations originaux.